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29 Mar

Cinéma : L’Empire Bo$$é de Claude Desrosiers

Publié par Alexandre Boulet  - Catégories :  #Cinéma

 

Biographie 2.0 d’un entrepreneur déchu

 

© Copyright, Alexandre Boulet, tous droits réservés, 2012

 

Un film de: Claude Desrosiers Produit par: Lyse Lafontaine, François Tremblay

Réalisation : Claude Desrosiers Production : Alliance Vivafilm et LYLA Films

Pays D'origine : Québec Catégorie : Comédie satirique à saveur économique et politique

Scénario: Yves Lapierre, Luc Déry, André Ducharme Direction artistique: Jean Babin

Classement : général

Comédiens : Guy A. Lepage, Claude Legault, Valérie Blais, Élise Guilbault, Yves Pelletier

Date de sortie : 16 mars 2012

 Capture-d-ecran-2012-03-29-a-16.32.jpgDans L’Empire Bo$$é, Claude Desrosiers nous invite à suivre les aléas tumultueux de la vie de Bernard Bossé alors qu’il gravit les échelons de l’entrepreneuriat au Québec. Le réalisateur présente la vie de Bo$$é sous une forme biographique. Photos d’époques, découpures de journaux, films rayés par les années, témoignages et fréquentes rétrospectives vers des moments charnières de sa vie dressent son portrait. On nous récite son ascension, alors que cet entrepreneur rusé git étendu sur son lit d’hôpital entre la vie et la mort.

 

 Cette douce comédie satirique d’une naïveté sans failles nous plonge dans un passé nostalgique et nous détend. Malgré un sujet porteur d’agitations et de révoltes.

 

Les premières scènes se situent dans la chambre d’hôpital de Bernard Bossé. On le retrouve à la fin de sa vie. Cheveux poivre et sel, barbe non rasée, teint blème; il réside dans un profond coma depuis 7 ans. Coco (Claude Legault), son fidèle ami et allié d’affaires veille sur lui.

Tandis que l’animateur (Yves P. Pelletier) de Bossé.tv, la chaine télévisuelle de l’Empire Bossé nous transmet les dernières nouvelles sur l’état de santé de leur président et le dénigre, Coco s’évertue à le défendre. Il barricade la chambre pour empêcher ceux qui désirent mettre fin aux jours de son complice en le débranchant. Dans ce cadre précaire, la narration de la vie de Bo$$é commence...

top2Dès son jeune âge, la fibre entrepreneuriale anime l’esprit de Bernard Bossé. Par désir d’argent, il démarre un service de livraison à bicyclette et engage ses amis pour le supporter dans la tâche. Avec le temps, il se retrouve à la tête d’une flotte de livreurs sous ses ordres. Son enfance passe... À l’adolescence, son service de livraison se transforme. Il devient livreur automobile; une de ces spacieuses automobiles qui inspirèrent la liberté pour une génération d’adolescents qui ont atteint aujourd’hui l’âge d’or.

 

 Adulte, Bernard Bossé rencontre son premier partenaire d’affaires en la personne de Michel DeCarufel. Ils s’associent dans le développement d’un projet immobilier. Un gros contrat. Bernard signe, confiant et motivé par cette nouvelle aventure lui promettant la richesse. top2-copie-1

 

Mais il ignore que cette signature trace le chemin rocailleux de sa destinée...

 

La réalisation du film

 

Le réalisateur a créé une sorte de biographie 2.0. La voix d’un narrateur omniscient nous relate à l’aide de découpures de journaux, de vieilles photos d’enfances et de vidéos rayés, ou couverts d’un voile sépia, la vie de Bernard Bossé; l’homme d’affaires le plus puissant mais le plus escroc du Québec.

 Le film progresse dans une alternance inconstante entre le moment présent, où le narrateur nous entretient en personne sur la vie de Bo$$é, et la rétrospective de son passé. À l’intérieur de cette rétrospective, l’essentiel du jeu des comédiens se retrouve.

 La forme biographique est surtout utilisée au début du film, lorsque le narrateur nous raconte l’enfance de Bernard. Les rétrospectives sont courtes, nous avons l’impression de regarder des diapositives et non un film en continu. Comme si l’on essayait soi-même de se remémorer notre enfance, mais que seules des images, de la musique et des scènes marquantes de notre vie nous revenaient en mémoire. À mesure que Bernard grandit, les retours dans le passé prennent de l’ampleur jusqu’à devenir le procédé dominant (à notre grand bonheur). Le film revêt alors un caractère plus conventionnel.

 Cette progression dans la rétrospective jumelée à un fréquent changement d’époques sème la confusion dans l’esprit du spectateur. On éprouve de la difficulté à reconnaitre le temps où se situe l’action. Mais l’utilisation judicieuse dedécors, de costumes et d’accessoires permet une précise et habile reconstitution des périodes importantes de la vie de l’entrepreneur et de la société québécoise. Ils servent de repères au spectateur et le guident à travers le voyage temporel qu’offre le film.

 

Guy A. Lepage a joué aussi dans le film L’Appât de Yves Simoneau.

 

 

 

http://www.lempirebosse.com/

 

 

 Donner au prochain en prenant au suivant (transmédia):http://lesentreprisesbosse.com/index.php#

 

 

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Portfolio du rédacteur/ rédacteur web de Alexandre Boulet, Lieu : Montréal, Québec.