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13 Apr

Cinéma québécois : Hollywood PQ

Publié par Pouish  - Catégories :  #L'Histoire du cinéma québécois

Hollywood imprègne le cinéma d’ici 

© Copyright, Alexandre Boulet, tous droits réservés, 2011

 

 

11042011052Nous sommes dans les années 1970, des cinéastes québécois côtoient les géants d’Hollywood pour tourner des productions qui obtiennent une visibilité mondiale. Ils utilisent des effets spéciaux extraordinaires et dirigent des acteurs américains de réputation internationale. Mais c’est de la pure science-fiction digne de Retour vers le futur! Non, la réalité d’un programme canadien qui a permis au cinéma québécois de diversifier ses genres; mais au prix d’une partie de son âme.

 

 

Le programme, appelé Tax Shelter, visait à aider le milieu cinématographique en débloquant des fonds pour la production de films au Québec. Or, il le transforma plutôt en sorte d’usine à films où les cinéastes incarnaient les ouvriers de l’industrie cinématographique américaine.  

 

Les films se produisaient au Québec, mais dans un style américain, avec des comédiens américains, en anglais et pour le public américain. De telles productions ne reflétant en rien notre culture ne pouvaient revendiquer une paternité québécoise ou même canadienne. Par contre, cette promiscuité d’un Goliath du 7e art a aidé nos cinéastes à varier leurs créations et à améliorer la technicité requise pour réaliser leurs arts.


Top secret! 3+1=1... tsé genre

 

Capture d’écran 2011-04-13 à 15.31.21Fort de ces nouvelles techniques et avec une vision élargie du cinéma, plusieurs films à genre sont apparus de l’esprit très créatif des cinéastes québécois. Ils possèdent tous un lien profond qui les unit et qui reflète l’essence même de notre culture : l’humour, et l’autodérision. L’assassin jouait du trombone est, d'après moi, une fidèle représentation d’un film de science-fiction québécois où l’humour et l’autodérision occupe une place de choix. La fusée volante du savant fou, personnifié par Marc Labrèche, a profité des nouvelles connaissances en effets spéciaux des créateurs pour produire des scènes irréelles. En 2004, un autre film de science-fiction, inspiré de la populaire série américaine Star Trek, a captivé les jeunes Québécois. C’est Dans une galaxie près de chez vous qui réunit tous les ingrédients d’une bonne science-fiction mais rythmée d’une forte présence d’humour et d’autodérision.

 

Idem pour les films d’espionnages. La récente production d’Yves Simoneau — l’Appât— est l’exemple parfait d’un film où les effets spéciaux foisonnent et où l’intensité de l’histoire et de l’espion (joué par Rachid Badouri) s’allège par les actions d’un policier maladroit incarné par un Guy A. Lepage au sommet de l’autodérision.  

 

Les comédies et ses différentes formes partagent le coeur des Québécois avec les drames qui occupent une large part de leurs prédilections. Ils se conjuguent aux comédies pour former le portrait d’une année de cinéma au Québec.

 

Frayer le chemin vers l’inconnu

 

Même si le cinéma a élargi son registre, le défi reste de taille pour s’aventurer dans un style innovateur et rassembler une foule de cinéphiles assez nombreuse pour obtenir un succès substantiel. Néanmoins, un seul cinéaste courageux peut paver la voie d’un nouveau genre qui ouvrira le chemin à plusieurs autres; au grand bénéfice du public.

 

 Source documentaire : Coffret Cinéma québécois 
 
 

 

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À propos

Portfolio du rédacteur/ rédacteur web de Alexandre Boulet, Lieu : Montréal, Québec.