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25 Oct

Critique : 3e temps de Grand Corps Malade

Publié par Pouish  - Catégories :  #Musique québécoise

Une métaphore filée de conviction

 © Copyright, Alexandre Boulet, tous droits réservés, 2010

 

Pochette de 3e temps

 

       Grand Corps Malade s’est de nouveau amusé avec les mots, les idées et la langue lors de la création de son troisième album. Il communique toujours ses convictions et ses réflexions engagées, mais on ressent davantage de légèreté dans sa manière d’exprimer ses messages. Il ne s’arrête pas à dénoncer les vices de la France, il apporte des solutions aux problèmes réels. Un disque plus musical que ses précédents avec un clin d’œil à la ville de Montréal et aux Québécois.

 

       3e temps est certes plus musical qu’Enfant de ville ou Midi 20, mais le cœur de son art reste ses poèmes. Pour traduire son quotidien, Fabien Marsaud juge inutile l’utilisation d’une panoplie de mots soutenus que son public aurait peine à comprendre; son vocabulaire demeure familier et accessible. La force de ses textes se transmet par l’utilisation de la comparaison et de la métaphore; deux procédés stylistiques poétiques et romantiques. Il déploie la beauté de son style pour exprimer ses messages qui sont parfois préoccupants. Lorsqu’il utilise un vocabulaire soutenu, c’est dans le but de donner de la précision et de la puissance à ses convictions profondes.

 



Un répertoire musical soutenu

       Outre le piano, l’instrument de prédilection de Grand Corps Malade, et le traditionnel ensemble instrumental (guitare acoustique, électrique, basse et batterie) divers instruments se conjuguent à la voix intense du slameur. On découvre, dès la première pièce, des airs d’harmonica accompagnant la voix de Fabien Marsaud. D’autres instruments comme la trompette, la flûte traversière et l’accordéon se retrouvent à travers l’album. Plusieurs musiciens ont travaillé avec lui; dont Yan Perreau, un chanteur québécois qui interprète au piano la pièce À Montréal qu’il a composée pour Grand Corps Malade.

 

En visite à Montréal

       Comme je l’ai déjà mentionné, Fabien Marsaud aime le public québécois. Il a profité de son passage à Montréal, lors d’un de ses spectacles, pour visiter certaines des attractions populaires de la ville comme la Place des Arts et le Mont-Royal. Dans la chanson À Montréal, il décrit sa visite, la ville et ses habitants au Français. Il évoque le plaisir de revoir les cousins québécois lors de ses prochains spectacles à Montréal.

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À propos

Portfolio du rédacteur/ rédacteur web de Alexandre Boulet, Lieu : Montréal, Québec.