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01 Jul

Destroyed : le chemin spirituel et libérateur de Moby

Publié par Alexandre Boulet  - Catégories :  #Musique électronique

© Copyright, Alexandre Boulet, tous droits réservés, 2011

 

Pochette Moby DestroyedLe nouvel album de Moby – destroyed — reflète l’atmosphère que l’on peut ressentir lorsque l’on se promène seul, au milieu de la nuit, dans une ville endormie. Il exprime les sentiments qui habitaient l’artiste durant sa tournée à travers le monde alors qu’il se sentait coupé de ses proches et de son quotidien. Cet album sortit le 16 mai 2011, représente l’aboutissement de plusieurs nuits de création où Moby souffrait d’insomnie due à ses fréquents voyages de tournée.

 

Le résultat? Des chansons ambiant-trances qui découlent de cette expérience de création noctambule. Moby a composé ses différentes chansons à l’aide de synthétiseurs analogiques et de plusieurs techniques de « la vieille école » (old school).

 

Un homme orchestre la nuit

Je crois qu’un orchestre pourrait interpréter les airs de cet album même si elles sont de natures électroniques. Je peux – et avec facilité – m’imaginer Moby en concert accompagné d’un orchestre; surtout pour les pièces plus mélancoliques qui se joueraient à merveille au violon. Ce n’est pas un album triste, mais plutôt un voyage libérateur qui ondule entre des chansons qui incarnent une sorte de pureté sensible et d'autres chansons explosives de joies et de rythmes.

 

Dans cette combinaison de joies et de tristesses, on entend des sonorités « futuro-industrielles » d’une ville endormie; comme si elle ponctuerait et rythmerait la musique. La plupart des pièces sont instrumentales sauf quelques-unes où la présence de la voix de Moby reste gravée dans notre mémoire.

 

 Pèlerinage électronique

Image pochette DestroyedOn ressent l’intensité de sa voix dans la chanson The day qui constitue la pièce maîtresse de l’album. Un chant magistral et libérateur. Mais ne vous précipitez pas pour l’écouter en premier, car, par ce disque, Moby a conçu un sentier sonore où chaque pièce partage une profonde intimité. Il suggère de les écouter comme un tout. La chanson The low hum nous hypnotise et nous transporte à travers un parcours sinueux vers un univers « sprituo-futuriste » en marge du temps. The violent bear it away est la chanson la plus ambiant-trance de l’album par sa mélodie ensorcelante jouée au piano par Moby. Lacrimea (larmes au pluriel en latin) illustre par des sons techno old school des larmes qui coulent une par une dans une atmosphère nostalgique. La dernière pièce qui s’intitule When you are old est la représentation d’un poème de William Butler Yeats que Moby affectionne beaucoup. Vous pouvez le lire ici (en anglais).

Voici le vidéo-clip Sevastopol tiré de cet album :

 

Une âme solidaire et charitable

Moby a téléversé la chanson When you are old sur SoundCloud  avec d’autres morceaux de son album. Sur le site de l’album Destroyed, l’artiste vous invite à photographier votre ville à trois heures du matin puis à partager vos photos accompagnées d’une courte pensée. Moby, qui adore la photographie, y présente les siennes qu’il a prises lors de ses spectacles. Vous pouvez les regarder en écoutant l’album en toile de fond. Si vous créez de courts métrages à but non lucratif et que vous recherchez des trames sonores, Moby offre sur son site des pièces que vous pouvez télécharger sans frais. Si vous désirez les utiliser à des fins lucratives, vous pouvez acheter des licences, les fonds seront versés à The Humane Society.

 

J’ai trouvé une entrevue lors de ma recherche, elle provient de StreetPress.com. Elle est en anglais, mais avec des sous-titres en français. J'ai voulu l'intégrer à mon article, mais un bogue m'a empêché...

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À propos

Portfolio du rédacteur/ rédacteur web de Alexandre Boulet, Lieu : Montréal, Québec.