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20 Jul

Film : Le sens de l’humour d’Émile Gaudreault

Publié par Alexandre Boulet  - Catégories :  #Cinéma

L’humour sauve l’Homme!

© Copyright, Alexandre Boulet, tous droits réservés, 2011

 

 

Un film de : Émile Gaudreault Scénario : Émile Gaudreault et Benoît Pelletier
Réalisation : Émile Gaudreault Production : Cinémaginaire et Alliance Vivafilm
Pays d’origine : Québec Catégorie : Comédie Durée :  110 minutes Classement : Général  Date de sortie : 6 juillet  2011

Comédiens : Michel Côté (Roger Gendron), Louis-José Houde (Luc), Benoît Brière (Marco), Anne Dorval (flamme de Roger Gendron et serveuse), Sonia Vachon (femme de Marco), Eveline Gélina (sœur de Luc), Pierrette Robitaille, Luc Senay, Alexandre Goyette (Carl), Pierre Collin (père de Roger Gendron)

 

affiche sens de l'humourÀ Anse-au-Pic, un petit village du Saguenay, Roger Gendron (Michel Côté),le timide et introverti cuisinier du casse-croûte le Béluga gourmand, capture Luc (Louis-Josée Houde) et Marco (Benoît Brière). Il digère mal que ses deux humoristes se soient payé sa tête lors de leur spectacle. En captivité dans une cage à l’intérieur de la grange du meurtrier, les codétenus le convainquent de leur épargner la mort en échange de techniques d’humour qui lui permettront de s’ouvrir.

 

 

 

Voilà le scénario du deuxième film d’Émile Gaudreault. Les premières scènes servent à décrire les personnages principaux.

 

Merci, mais non merci

La première séquence révèle la relation qui existe entre Roger Gendron et son père. Tandis qu’il attend assis à la table de la cuisine familiale, Roger, nerveux, lui prépare un petit plat raffiné avec une attention presque religieuse. Alors qu’il dépose le repas devant son père avec fierté et respect, ce dernier le questionne sur la pertinence de sa présentation. Puis, dans un élan de colère, il dénigre ses efforts avant de l’ensevelir sous une montagne d’insultes et d’exigences. Roger, soumis et renfermé, essaie tant bien que mal de répondre à ses besoins, au grand déplaisir de son père, mais à notre plus grande joie; cette scène est hilarante!

 

Les premières scènes balancent entre le quotidien écrasant du cuisinier meurtrier et la tournée des humoristes de deuxième ordre à travers le Québec. Luc et Marco parcourent les différentes régions du Québec pour présenter leur spectacle dans des restaurants, des bars, et même des résidences pour personnes âgées. Luc refuse de reconnaître le succès de Marco, car il se borne à imiter les prestations passées des grands de l’humour. Alors que, lui, il essaie de créer des monologues de sa création. Mais, cet imitateur « bon marché » réussit à obtenir l’approbation du public à chacune de ses représentations, tandis que Luc échoue chaque tentative de décrocher un sourire, à sa grande frustration.

 

Un spectacle à mourir de rire; sauf que...

 Anne DorvalAu travail, Roger Gendron remarque une affiche posée sur le mur qui annonce que les deux humoristes donneront une représentation sur scène dans son village. Il s’empresse d’acheter des billets pour les employés du casse-croûte. Par hasard (est-ce plutôt le destin?), les deux boute-en-train s’y arrêtent pour souper avant de se rendre à leur motel. Ils rencontrent la belle serveuse (Anne Dorval), Roger, le cuisinier, et Carl (Alexandre Goyette). Ce plongeur aime se moquer de Roger pour agrémenter l’atmosphère de travail de ses collègues.

En soirée, l’équipe du casse-croûte s’assoit à la première table du restaurant qui accueille le duo d’humoriste. Marco commence son numéro et scrute l’assistance pour trouver un spectateur qui deviendra sa tête de Turc. Il remarque que Roger et l’équipe du Béluga gourmand, qui ont été si cordiaux avec Luc, sont assis en avant de lui. Le candidat idéal! Il décide de le choisir pour lui donner une soirée mémorable. Durant son numéro, il cumule les blagues à son sujet avant de céder sa place au numéro de Luc. Ce dernier, au lieu de s’opposer à l’idée de Marco, décide de poursuivre cette raillerie. Alors s’ensuit une panoplie de boutades satiriques à l’endroit de Roger de la part des deux farceurs qui, pour la première fois, possèdent une belle complicité. Tous passent une soirée débordante de plaisir et de rire sauf Roger, qui ressent un profond malaise social.

 

L’humour pour contrer la souffrance

 Evelyne GélinasMais on ne rit pas d’un tueur sans devoir en subir les conséquences. Durant la nuit, Roger capture les deux petits farceurs et les ramène à sa grange aux supplices. Il décide de les effrayer avec un outillage complet d’objets de tortures dont le fameux écouilleur. Alarmé, Marco lui demande pour quelle raison il commet ses meurtres. La réponse pathétique et saugrenue de Roger lui donne une idée pour sauver leurs peaux. Ils lui enseigneront les techniques de base de l’humour, soit : l’intonation, la confiance en soi et le clown intérieur; bref ils lui ouvrent leur propre coffre à outils d'humoriste.

Cette nouvelle alliance est une subtile déclaration de guerre où les prisonniers réussissent à affronter leur bourreau outil pour outil. Mais, après plusieurs manches, une question surgit : qui est le plus captif? Roger Gendron ou les deux humoristes? 

 

Voici un autre film avec Louis-Josée Houde : Le baiser du barbu

Son premier livre : Met-le au 3 !

Catherine du Tapis Rose les a rencontrés sur le plateau de tournage.


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lisette 22/07/2011 00:57



Très bon résumé, ça donne le goût de le voir.



À propos

Portfolio du rédacteur/ rédacteur web de Alexandre Boulet, Lieu : Montréal, Québec.